Revistes Catalanes amb Accés Obert (RACO)

Recherches sur les "professions médicales" à Narbonne du XII au XVe siècle (médecins, chirurgiens, barbiers, apothicaires)

Jacqueline Caille

Resum


Une première approche des documents permet de conclure que Narbonne était, au Moyen Âge, aussi bien pourvue en “professionnels de santé” que les autres grandes villes du Midi de la France mieux étudiées de ce point de vue, notamment Toulouse. C’est dès le XIIe siècle qu’on y rencontre des médecins dont quelques-uns, au fil du temps, apparaissent au service des seigneurs de la ville (vicomtes et archevêques) ou à celui d’autres grands personnages de la région, laïques ou ecclésiastiques. Repérés dans les textes près d’un siècle plus tard, les barbiers, dont certains sont chirurgiens, puis les apothicaires prennent place parmi les autres corps de métiers de la ville. À la fin du Moyen Âge, c’est cette dernière qui engage à son service des praticiens, médecins mais aussi chirurgiens. Les uns et les autres participent à l’administration urbaine, notamment comme “conseillers jurés” et même comme consuls. Souvent propriétaires immobiliers ou fonciers, ils prennent également part à la vie économique de l’agglomération. On perçoit aussi leur insertion dans la collectivité religieuse, les quatre-vingt-trois individus recensés dans la liste récapitulative finale étant chrétiens. En effet, bien que Narbonne ait abrité, jusqu’au début du XIVe siècle, une importante communauté israélite, il n’a été possible de recenser que quatre médecins juifs.

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